Cuba renonce à inscrire le mariage homosexuel dans sa nouvelle Constitution

Cuba renonce à inscrire le mariage homosexuel dans sa nouvelle Constitution

MARIAGE - Cuba a renoncé à inscrire dans sa nouvelle Constitution des changements ouvrant la voie au mariage homosexuel, en raison de l’opposition d’une majorité de citoyens ayant été consultés sur ce sujet, a indiqué mardi le gouvernement.

La commission en charge de la rédaction de la nouvelle Constitution est dirigée par l’ancien président et dirigeant du Parti communiste de Cuba (PCC), Raul Castro.

Durant les premières années ayant suivi la victoire de la révolution de 1959, les homosexuels ont fait l’objet d’abus à Cuba, des faits pour lesquels le dirigeant historique Fidel Castro a personnellement présenté ses excuses et assuré que ce n’était pas une politique d’État.

Le président cubain y est personnellement favorable

La proposition contenue initialement dans le projet de nouvelle Constitution était de définir le mariage comme l’union «entre deux personnes», en remplacement de la formule actuelle figurant dans la Constitution de 1976 et le décrivant comme l’union «entre un homme et une femme».

En septembre, le président cubain Miguel Diaz-Canel avait déclaré qu’il était favorable au mariage entre personnes de même sexe.

L'article le plus discuté

Le projet de nouvelle Constitution a été soumis au débat citoyen dans chaque quartier voire entreprise entre août et novembre. Le point ouvrant la voie au mariage homosexuel a été le plus discuté.

«L’article 68 a été le plus débattu par les citoyens lors de la consultation populaire dans 66% des réunions organisées», a indiqué l’Assemblée nationale sur Twitter. Sur les 192 408 avis exprimés, 158 376 s'opposent à la nouvelle proposition.

Réforme constitutionnelle : un référendum en février

Compte-tenu de cette situation, la Commission chargée de la rédaction du projet de Constitution est d’avis de retirer du texte la formule proposée «afin de respecter toutes les opinions. Le mariage est une institution sociale et juridique. La loi définira le reste des éléments», a ajouté l’Assemblée.

Le nouveau projet, avec les modifications apportées, sera soumis au vote de l’Assemblée nationale le 21 décembre avant de faire l’objet d’un référendum le 24 février 2019.

La question du concept du mariage relèvera du Code de la famille qui «devra déterminer qui peuvent être les sujets d’un mariage», a précisé l’Assemblée nationale. «Une consultation populaire et un référendum seront organisés dans un délai de deux ans» sur ce sujet.

Source : WWW.LEDAUPHINE.COM