"Carmen et Lola" : l'émouvante histoire d'un amour interdit entre deux gitanes

CINEMA - C'est une histoire colorée et sombre à la fois, que porte à l'écran Arantxa Echevarria dans le film "Carmen et Lola", à l'affiche depuis le 14 novembre. Un premier long-métrage puissant, qui a d'ailleurs permis à la réalisatrice espagnole de participer à la "Quinzaine des réalisateurs" à Cannes.

"En tant que femme, j’ai le sentiment que j’ai une manière différente (pas meilleure, mais simplement différente) de voir le monde, d’observer la réalité, déclarait-elle dans une interview accordée à Varierty. Je me sens moralement obligée de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas. Le film est devenu mon haut-parleur".

Un amour interdit 

Carmen vit dans la communauté gitane d’une banlieue de Madrid, et son destin est déjà tout tracé. Comme toutes les femmes de sa famille, elle doit ainsi se marier avec un homme de sa communauté, avoir des enfants, et s’occuper de sa famille. Mais un beau jour, elle rencontre la cousine de l’homme à qui elle s’apprête à être mariée : Lola.

Lola rêve d’aller à l’université, de vivre sa vie comme elle l’entend, et, bien qu’elle n’ait à priori jamais eu de relations avec elles, est attirée par les femmes. Au fil du temps, toutes deux se rapprochent, s’attirent, au risque d’être rejetées par leur familles respectives…

La place des femmes et le tabou du lesbianisme

Car si la place des femmes -et notamment celle de leur liberté- dans la communauté gitane est un sujet qu'il est parfois délicat d'évoquer, celle de l'homosexualité l'est d'avantage. 

"Être lesbienne et gitane, c'est être différent et en même temps minoritaire (...) Être une femme est aussi un combat. Être une femme et une gitane signifie que vous êtes plongé dans une culture de plusieurs siècles de patriarcat, confiait également Arantxa Echevarria à Varierty. Être une femme, une gitane et une lesbienne est une combinaison mortelle. Être une femme n’est pas facile. Dans cette 'grande' société dans laquelle nous vivons, les femmes ne représentent toujours que 2% des dirigeants de sociétés multinationales et nous gagnons en moyenne 25% de moins que les hommes occupant des postes similaires".

À voir absolument !

Source : WWW.LA-WTF.COM