Le Refuge organise sa 7e semaine nationale afin de récolter des fonds

Le Refuge organise sa 7e semaine nationale afin de récolter des fonds

SOCIETY - Fondée en 2003, à Montpellier, par Nicolas Noguier, Le Refuge offre un hébergement et un accompagnement personnalisé un peu partout en France aux jeunes LGBT, de 18 à 25 ans, victimes d’homophobie ou de transphobie et en situation de rejet familial.

Nicoals Noguier, fondateur du Refuge, en 2003, à Montpellier.

Rayonnant désormais sur tout le territoire, l'association est implantée dans les principales villes (métropolitaines et en Outre-mer) et dispose de 19 délégations départementales.

Appel à la générosité publique

Depuis ce lundi et jusqu'au dimanche 19 mai, Le Refuge lance un nouvel appel à la générosité publique dans le cadre de sa 7e Semaine nationale afin de collecter des fonds pour financer ses activités (appartements-relais, aide juridique, psychologique...).

Spots TV sur les chaînes nationales, remise des prix du concours "Initiatives contre les LGBT-phobies" à Paris, le 17 mai, mais aussi conférences régionales marqueront cette semaine. Avec un accent mis sur "le poids des traditions et sur l’influence culturelle dans le rejet familial subi par les enfants à cause de leur orientation sexuelle ou de genre".

Déploiement du drapeau arc-en-ciel ce vendredi

À Montpellier, vendredi 17 mai au matin, présence lors du déploiement du  drapeau arc-en-ciel (rainbow flag) sur le parvis de l’hôtel de ville. L’après-midi, place de la Comédie, participation au village associatif puis au rassemblement public dans le cadre de la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie. 

Lundi 23 mai, de 14 h à 16 h, conférence-débat "Poids des traditions, l’influence culturelle" avec Éric Soriano, maître de conférence en sciences politiques (université Paul-Valéry) et deux témoignages de jeunes, Ali et Raphaël. À 19 h 30, spectacle annuel des jeunes du Refuge, à la Maison de l’hospitalisation privée (288 rue Hélène-Boucher), à Castelnau-le-Lez.

Le rapport annuel de SOS Homophobie rendu public ce mardi

Des insultes qui fusent, pleines de rage. Des commentaires fielleux, méprisants et répétés, qui tournent au harcèlement... L'association SOS Homophobie a publié ce mardi 14 mai son 23erapport annuel. En 2018, elle a recueilli 1 905 témoignages d’actes LGBTphobes (insultes, rejets, agressions, discriminations…), soit une augmentation de 15 % par rapport à 2017. C’est la 3e année consécutive que les chiffres sont en augmentation.  

Plus inquiétant, le nombre d’agressions physiques signalées à SOS homophobie est en forte hausse (+ 66 %), passant de 139 en 2017 à 231 en 2018. Certes, la parole des victimes s'est libérée mais cette recrudescence témoigne aussi de l'ancrage d'un discours de rejet, de dénigrement et de haine dans les mentalités.

L'association déplore ainsi "la faiblesse de l’action des pouvoirs publics face à la gravité des violences qui frappent les personnes LGBTQ+", notamment quant à la présence de référents LGBT dans les commissariats ou gendarmeries.

Source: WWW.MIDILIBRE.FR