
Le 18 Décembre dernier, 66 pays en
appellent à l’ONU pour réclamer une dépénalisation universelle de l’homosexualité.
Nous vous en parlions déjà il a plusieurs semaines, Rama Yade, la secrétaire d'Etat française aux Droits de l'homme, souhaitait porter le projet. Sur les 192 Etat de l’Assemblée de l’ONU, ils
sont donc 66 a avoir signé cet appel. Déjà, de nombreux Etats arabes ainsi que le Vatican s’opposent vivement à cette demande.
Tous les pays de l’Union Européenne, ainsi que le Brésil, Israël ou le Japon ont ainsi signé cet appel. Les Etats-Unis quant à eux n’ont pas rejoint ces Etats. Cependant, le fondateur de l’IDAHO,
Louis-Georges Tin estime que « ce n’est pas une surprise » étant donné que « l’administration Bush n’a jamais pris position ». Pourtant, selon lui, «il est très probable qu'ils signeront dans les
six mois suivant l'investiture de Barack Obama. »
Cette déclaration n’engage que les signataires, mais elle permet une mise au premier plan des droits LGBT à l’ordre du jour de l’Assemblée de l’ONU, dans un contexte international où 77 pays
condamnent et donc pénalisent encore l’homosexualité, et dont 7 par la peine de mort : Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Iran, Mauritanie, Nigeria, Soudan, Yémen. « Les bûchers de
l'intolérance sont partout et de toujours » déclare Rama Yade.
Cet appel, qui se base sur l’universalité des Droits de l’Homme, dont on fête cette année le 60e anniversaire, affirme « le principe de non-discrimination qui exige que les droits de l'homme
s'appliquent de la même manière à chaque être humain, indépendamment de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre ». « le recours à la peine de mort sur ce fondement, les exécutions
extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, la pratique de la torture et autres traitements ou peines cruels, inhumains et dégradants, l'arrestation ou la détention arbitraire et la privation des
droits économiques, sociaux et culturels, notamment le droit à la santé » y sont donc fermement dénoncés. Les signataires « condamnent les violations des droits de l'homme, fondées sur
l'orientation sexuelle ou l'identité de genre, où qu'elles soient commises ».
« En ce XXIe siècle, comment accepter que des personnes soient pourchassées, emprisonnées, torturées et exécutées en raison de leur orientation sexuelle? » a lancé Rama Yade, qualifiant d' «
historique » l'initiative des « 66 ».
La tâche sera « difficile » le précise-t-elle, en rappelant que le texte s’est « parfois heurté à l'incompréhension, voire à l'hostilité ouverte et au procès en sorcellerie ». Actu-Gay souligne
l’implication de la France dans cette proposition et félicite les 66 signataires pour leur reconnaissance.