
Le 29 septembre, une centaine de gays et de lesbiennes sont
allés manifester devant le Parlement grec pour protester contre le gouvernement. Celui-ci a en effet posé un recours pour annuler le mariage d'un couple de gays et d'un couple de lesbiennes qui
ont eu lieu cet été sur l'île de Rhodes par le maire de l'île Tasos Aliferis. Le maire est d'ailleurs poursuivi pour manquement à son devoir.
Pourtant à en croire l'organisation de défense des droits LGBT OLKE, ces mariages sont parfaitement valides. L'organisation s'appuie sur le caractère interprétable de la loi qui définit le
mariage en Grèce. Dans cette loi, il est en effet stipulé que le mariage est un engagement entre deux personnes, sans qu'aucune notion de genre ne soit faite. OLKE estime que la loi sans faire
ouvertement précision du genre des personnes concernées légalise sans le vouloir le mariage homosexuel.
Le gouvernement s'oppose à l'interprétation d'OLKE, mais les experts juridiques grecs estiment que la justice pourrait très bien valider ces mariages, bien que la cour constitutionnelle ait donné
son feu vert mi-mai. Les gays et lesbiennes bénéficient de protections en matière fiscale dans le pays, mais pas d'union civile.