
Amnesty International dénonce
l’homophobie de certains juges et procureurs turques. En effet, « en Turquie, l’homosexualité n’est pas un crime », rappelle l’organisation. Pourtant, sous « prétextes moraux », des décisions de
justices interdisent des réunions et des manifestations d’associations lesbiennes, gaies bis et trans.
À Istanbul c’est aujourd’hui l’association de gays et de lesbiennes Lambda Istanbul, qui est menacée de dissolution. Une ordonnance de la Cour d’Istanbul vise à interdire cette association, suite
à une plainte du Bureau du Gouverneur. La Cour d’Appel doit maintenant statuer sur cette association. Si les autorités prenne aussi le partie des homophobes, la Turquie risque d’avoir du mal à
faire croire qu’elle respecte les Droits de l’Homme.
Déjà en 2005, KAOS GL, une autre association avait été poursuivie en justice. Ses actions culturelles gaies à Ankara avaient alors été jugées « contraire aux principes moraux ». EN 2006, c’est
Pembe Hayat (la Vie Rose), groupe de défense des transsexuels, qui a été menacée de fermeture. Mais les charges ont été abandonnées.
Amnesty International fait parvenir un communiqué au Ministre de l’Intérieur Begir Atalay, afin de mettre fin à ce « harcèlement judiciaire »…