"Le
Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative et l’INPES lancent une nouvelle campagne rappelant qu’avant d’arrêter le préservatif, il est indispensable de faire un
test de dépistage du VIH. Il s’agit d’inscrire le test de dépistage du sida, au même titre que l’utilisation du préservatif, dans le parcours de prévention des couples. En effet, l’usage du
préservatif doit être poursuivi jusqu’aux résultats du test de dépistage ; il ne peut être arrêté pour des raisons affectives ou parce que le couple se stabilise et se sent engagé.
En l’espace de deux décennies, le recours au préservatif lors du premier rapport sexuel a connu une augmentation considérable. Son utilisation était de 15,2 % lorsque le premier rapport a eu lieu
avant 1988, et de 86 % lorsqu’il a eu lieu entre 2002 et 2005. Cette évolution montre le succès des politiques de prévention qui ont durablement modifié les pratiques et installé l’utilisation du
préservatif au premier rapport sexuel comme une norme préventive.
Cependant, l’analyse des circonstances de l’arrêt du préservatif lors de la première relation montre que celui-ci est souvent abandonné alors que l’enjeu préventif subsiste. Ainsi, chez les moins
de 35 ans, seuls 42,5 % des hommes et 54,6 % des femmes ayant arrêté d’utiliser le préservatif après trois mois de relation déclarent avoir fait un test de dépistage.
En 2006, en France, cinq millions de tests de dépistage du VIH ont été réalisés et 6 300 personnes ont découvert leur séropositivité. Deux populations restent particulièrement touchées par
le VIH : les homosexuels masculins et la population d’Afrique subsaharienne vivant en France."
La rédaction d'Actu-gay soutien cette campagne, mais rapelle à tous que l'utilisation du préservatif est essentielle en cas de doute, et qu'il faut peut être attendre plus de la 50eme fois pour
l'arréter ... ! Chacun a ses pratiques, quelqu'elles soient, soyons tous et toutes vigilant-e-s. Nous regrettons de ne pas voir de version lesbiennes dans la campagne. Oui il existe un
préservatif féminin, et le risque de transmission existe aussi dans les couples lesbiens.