Lors de sa
conférence, cette semaine, l
'inter-LGBT évoquait la
hiérarchisation des discriminations engendrée par un projet de loi du Gouvernement. A l'Assemblée, Valérie Létard, secrétaire d'État à la Solidarité se justifie : « Les victimes de
discriminations ne sont pas toutes dans la même situation. Gardons-nous donc d'aller trop vite et de faire des amalgames qui pourraient leur nuire»

L'inter-LGBT n'a donc pas été
entendue... «cette transposition vient en effet de consacrer le principe de protections différenciées contre les discriminations, suivant leur catégorie. Ainsi les discriminations directes ou
indirectes liées à l'origine ou à la race sont-elles combattues par la loi dans tous les domaines de la vie courante, dont l'accès aux biens et aux services, à la santé, à l'éducation, à la
protection sociale, etc. Les autres discriminations, notamment celles liées au handicap, à l'âge ou à l'orientation sexuelle ne sont définies que dans le domaine de l'emploi. Et ce, en totale
contradiction avec la tradition récente du droit français, qui, par touches successives s'est au contraire uniformisé, et combat depuis 2004 l'ensemble des discriminations avec une sévérité
égale, quels qu'en soient les motifs.».
«Le vote de ce projet de loi par la majorité, et les arguments défendus par le gouvernement, constituent une grave rupture avec les engagements pris par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était candidat Ã
l'élection présidentielle. Pour le gouvernement, il est en effet dans l'ordre des choses que d'assurer une moins bonne protection aux victimes d'homophobie qu'aux victimes de racisme» ajoute
l'inter-LGBT.
Cette loi est totalement contraire aux principes démocratique d'Egalité. L'inter-LGBT demande en urgence un entretien avec Valérie Létard, pour avoir des explications. Aujourd'hui c'est la
Commission des affaires sociales du Sénat, qui examinera le texte voté par les députés. A cette occasion l'Inter-LGBT défendra ses positions.
Un sujet qui fera partie du débat lors du
Printemps des Assoces.