
Alain
Piriou, porte-parole de l’inter-LGBT, demande à Têtu, un droit de réponse, à la fois sur le site internet, puis dans le prochain numéro.
Nous avons décidé de reprendre les propos de Fadela Amara tenus dans une interview accordée à Têtu, et ceux d’Alain Priou. :

Fadela
Amara
«J'avais fait des propositions claires et concrètes, affirme Fadela Amara. Je voulais aller [avec l'Inter-LGBT] dans les cités pour aborder la violence faite aux femmes et aux homosexuels, les
actes barbares que subissent ceux qui sont connus en tant qu'homos… Mais il y avait des craintes, apparemment, de leur côté, et ça n'a pas pu se faire. Je l'ai regretté.» Elle dit notamment avoir
rencontré deux fois Alain Piriou: «Il m'avait parlé un peu de lui et ça m'avait touché.»

Alain Priou
:
«Je n'ai rencontré Fadela Amara qu'une seule fois, et à ma demande, pour lui proposer des actions communes, et pas pour lui parler de moi. J'ai découvert une personne qui n'écoutait pas,
pétrie de certitudes, sectaire, qui voyait des ennemis partout et n'avait rien de concret à proposer. J'ai vu les inconvénients de travailler avec elle, et pas les avantages. Je ne l'ai
recontactée qu'une seule fois depuis, pour demander un soutien sur la loi contre les propos sexistes et homophobes, mais elle n'a jamais voulu s'engager.» Bref: «Il nous était apparu très
difficile de bosser avec elle.» Il reconnaît également: « On peine à ouvrir ce chantier de l'homophobie dans les quartiers», mais «elle ne montre pas beaucoup l'exemple avec son «plan banlieue»:
elle décrit bien les phénomènes homophobes dans les quartiers, mais refuse de prendre de front le problème comme elle l'a fait avec le sexisme. D'ailleurs, son passage à la Halde (comme membre du
collège de la Haute autorité, NDLR) n'a pas laissé de grands souvenirs…»
Dans son entretien publié prochainement dans Têtu, Alain Priou ne manquera pas de citer le MAG, une association qui milite pour l’ « affirmation des jeunes homosexuels » et qui organise des
séances dans les lycées, et notamment en banlieue, afin de faire prendre conscience des risques liés à l’homophobie, et au mal-être des jeunes LGBT.
Si Fadela Amara veut faire davantage pour les jeunes LGBT dans les banlieues, qu’elles s’appuie sur l’expérience d’associations comme le MAG !