
Il est vrai
que cette campagne éléctorale aura mis la question LGBT au coeur du débat. En effet, l'inauguration des nouveaux locauxx du CGL, en plein coeur de Paris est un gage de réussite pour Bertrand
Delanoë, qui précise qu'il est le maire qui a permis aux associations LGBT d'avoir des subventions - la droite les ayant toujours discriminées.
Et c'est cette question des subventions qui aura fait du bruit. La droite semble vouloir revenir à ses anciennes pratiques. Bien qu'elle ait très largement tenté de séduire l'électorat gay, on se
souvient de la déclaration "j'irai à la gay pride" de Françoise de Panafieu, on n'a pas senti de crédibilité dans les propositions de la droite.
Concernant le SIDA et les questions de préventions, Bertrand Delanoë se félicite du bilan de sa mandature, qui a distribué plus de 500 000 préservatifs par an. "J’observe néanmoins que la grande
majorité des associations soulignent que nos efforts ont été importants, et souvent novateurs."J’observe néanmoins que la grande majorité des associations soulignent que nos efforts ont été
importants, et souvent novateurs."
"Je veux également souligner la vitalité des commerces, bars ou boîtes de nuit, ainsi que la dimension prise par la Marche des Fiertés, qui est l’une des plus importantes d’Europe et qui
rassemble d’ailleurs largement, par delà l’identité des personnes."
Et oui, rendez-vous est pris pour juin prochain ...
De son côté Panafieu semble agressive sur ces questions et sur la défensive. Selon elle, l'affaire des subventions n'aurait pas dû avoir lieu, et expose les avancées réalisées par la droite
(Chirac) sur la question du Sida. Cependant, on a pas noté dans cette campagne de réelles propositions destinées à la communauté gay.
On soulignera pour finir l'homosexualité ouverte du maire sortant, qui attirera sûrement plus de bulletins dans l'urne chez les homos parisiens que la présence de Panafieu lors de la prochaine
gay pride ...