Mardi 15 avril 2008
« Ainsi le policier ou le gendarme peut préciser dans la rubrique " Etat de la personne " les informations comme "homosexuel", "transsexuel", "handicapé", "sans domicile fixe", "personne se livrant à la prostitution", "travesti", "relation habituelle avec personne prostituée", "usager de stupéfiants" ou encore "permanent syndical " … » ajoute e-llico.
"Nous partageons le malaise de nombreux policiers et gendarmes ; comme eux, nous avons du mal à saisir l’intérêt de la mention de certains détails et les finalités de ce profilage, explique Hussein Bourgi du Collectif contre l’homophobie. Nous sommes particulièrement inquiets face au risque de constitution de fichiers catégoriels que ce logiciel pourrait permettre".
"Sans remonter à la période sombre de la seconde guerre mondiale pendant laquelle des membres de certaines minorités furent fichés et déportés, nous voulons rappeler le fichage par les brigades mondaines et le harcèlement policier subi par de nombreuses personnes - notamment homosexuelles - des années 50 aux années 70", s'inquiète le Collectif.
La suppression en 1982 de l’enregistrement de ce type de données, à la demande expresse du Ministre de l’Intérieur de l’époque, Gaston Defferre, suite à la dépénalisation de l’homosexualité en 1981 par François Mitterrand.
Le Collectif contre l’homophobie entend s'opposer fermement à la mise en place de ce nouveau fichage. Il a décidé de saisir la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations), la Commission nationale de l'informatique et des libertés et la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme.
par Amami
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